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Le contexte
Une élection présidentielle provoque un
débat public dont il ne faut pas méconnaître l'importance. Ceux qui prétendent
(y compris les politiques !) que les promesses n'engagent que ceux qui les
écoutent expriment une forme de mépris pour le fonctionnement démocratique et
ils savent en outre que c'est inexact. Certaines promesses seront reprises et
utilisées comme des témoignages d'efficacité ou d'incapacité. L'intérêt d'un questionnement
dans le domaine de la sécurité sanitaire prend un intérêt particulier à
l'occasion de l'élection présidentielle pour plusieurs raisons :
- à la différence d'autres problèmes
comme l'avenir de l'Europe ou la mondialisation de l'économie, nous
conservons une capacité d'action nationale importante dans ce domaine,
- à la différence d'autres problèmes
comme la sécurité sociale au sens large (sécurité de la prise en charge de
la maladie et de la dépendance, obtention ou conservation d'un emploi, usage
d'un logement) les
initiatives qui peuvent être prises ne ramènent pas indirectement à la
mondialisation car il ne s'agit pas de choix qui mettent immédiatement en
question le coût de l'emploi et l'accroissement des dépenses de l'Etat.
- à la différence de problèmes de
sécurité publique qui sont relativement stables dans notre pays, d'une
importance modérée (moins d'un décès sur 500 est le fait d'un homicide
volontaire) et peu accessibles à des mesures ponctuelles, les actions de
sécurité sanitaire produisent des résultats importants et rapides (les 3000
tués en moins sur les routes chaque année ont été obtenus en 4 ans).
- à la différence d'engagements
généraux qui ne permettent pas un contrôle rapide de la sincérité et des
capacités du candidat élu, il est facile de définir des propositions dans le
champ de la sécurité sanitaire en réponse à des questions qui :
- sont précises et faciles à
comprendre,
- peuvent être mises en oeuvre dans
des délais courts, sans échappatoire,
- concernent directement la
protection de notre vie qui est un bien dont chacun peut apprécier la
valeur
- ont des coûts financiers faibles
ou nuls.
Il s'agit donc d'une procédure qui peut
devenir un critère efficace de la sincérité d'un candidat. C'est ce que l'on
peut appeler un "bon indicateur". Celui qui ne répond pas clairement à nos
questions est un hypocrite ou un sournois et c'est pour cette raison que nous
ferons des commentaires des réponses avec un double point de vue, la précision
et l'adéquation à notre proposition. Nous préférons celui ou celle qui nous
exprime son désaccord et refuse notre proposition à celui qui donne l'impression
d'adhérer à la mesure proposée tout en exprimant sa réponse sous une forme
ambiguë.
Références du groupe
- La liberté consiste à pouvoir faire
tout ce qui ne nuit pas à autrui (article 4 de la déclaration des droits de
l'homme de 1789). Un fumeur qui ne respecte pas un non fumeur, un
publicitaire qui achète du cerveau humain pour le vendre à un industriel
sont des agresseurs et des prédateurs.
- La loi n'a le droit de défendre que
ce qui est nuisible à la société (article 5).
Objectifs Généraux
- Réduire les altérations et les
destructions de l'état de santé provoquées par des groupes qui ont un intérêt
commercial à promouvoir le risque.
- Réinsérer cette problématique dans le
débat politique en tant que défense des libertés.
Objectifs "présidentiels" du site sécurité-sanitaire.org
- Nous limiter à
la protection face à des épidémies industrielles et publicitaires, c'est à
dire à des dommages pour la santé liés principalement à la capacité d'un
monde industriel de produire en grande quantité et de promouvoir les ventes
de produits par la répétition permanente de messages publicitaires et de
communication
commerciale.
- Identifier
des actions
pertinentes, réalisables et acceptables.
- Les
décrire sous une forme pratique associant des
résumés et des analyses plus approfondies orientant éventuellement vers
d'autres sources.
- Soumettre
des
propositions de solutions aux candidats à l'élection présidentielle sous la
forme de questions.
- Présenter leurs réponses avec des commentaires.
Le problème
La mise en forme
de décisions indispensables nest pas un problème
technique simple dans le domaine
de la santé, alors même que le nombre d'articles de la presse
écrite (spécialisée ou non) et le nombre de sujets présentés par les médias
audio-visuels dans ce domaine n'a jamais été aussi important. Le problème est celui de l'analyse
critique des données disponibles et de leur interprétation, puis du passage à
l'acte utile, possible et acceptable. Construire
l'interface entre la connaissance approfondie et la connaissance utile ou
simplement compréhensible fait partie du travail des experts.
Ils sont loin de tout savoir, mais ils ont une capacité de reconnaissance de
l'erreur et peuvent expliquer pourquoi un problème est mal posé ou pourquoi les
solutions proposées sont inadaptées et finalement mettre en forme des décisions
importantes sous une forme réaliste. Ce sera ensuite aux décideurs légitimes
dans une démocratie : les élus, de faire le choix de mettre en oeuvre ces
propositions ou de les refuser. Notre méthode a toujours consisté à privilégier
les facteurs de risque majeurs et indiscutables, cela nous permet à la fois
d'être cohérent avec notre souci d'efficacité et notre volonté de faire des
propositions à l'intérêt peu discutable et sur lesquelles il est facile de se
faire un opinion.
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