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Rétablissement de la forme initiale du projet de loi Evin sur la promotion publicitaire des boissons alcooliques. Définition du problème :
Description des difficultés, des solutions possibles : Il est mensonger de dire que des mesures encadrant la publicité pour les boissons alcooliques seraient défavorables à la viticulture qui connaît une crise majeure du fait de son incapacité chronique à prévoir une évolution des consommations qui est d'une régularité parfaite depuis environ 40 ans. Les Français consomment moins d'alcool (environ 40% de moins pendant cette période) et la réduction s'est faite presque exclusivement aux dépens du vin. Les grammes moyens d'alcool pur consommés dans d'autres boissons alcooliques (bière, spiritueux, "apéritifs") est pratiquement stable avec des redistributions entre produits (effondrement du rhum et du cognac, développement du pastis et du whisky, et maintenant de la vodka et de la tequila). Si un transfert de la consommation des vins "ordinaires" vers des vins de meilleure qualité (AOC, VQPRD) était prévisible, il était également évident que si l'accroissement en volume de la production de ces vins de qualité était excessive, la crise toucherait aussi, tôt ou tard, ce type de produits. La crise était d'autant plus prévisible que la viticulture de notre pays s'est peu concentrée, ce qui n'a pas été le cas dans d'autres pays, y compris au niveau de l'Union. Les capacités de prendre des parts de marché par le prix et l'usage de circuits de distribution adaptées à une industrie capable d'établir des liens privilégiés avec une commercialisation dans des grandes surfaces a desservi une production assurée par des milliers de viticulteurs artisans. Il faut comprendre que toute publicité extensive et coûteuse favorise les concurrents de ces artisans et qu'elle contribue à leur faire perdre des parts de marché. Imaginer qu'une publicité plus libre allait permettre de relancer le marché du vin et favoriser la production nationale est une erreur d'interprétation dont la responsabilité incombe en grande partie aux publicitaires qui avaient intérêt à convaincre les viticulteurs qu'ils avaient besoin de ces formes de publicité. En réalité la viticulture est objectivement favorisée par une loi qui limite la promotion de l'alcool de grandes marques qui ont la capacité de payer des publicités coûteuses. Son intérêt est de pouvoir faire une publicité informative par les moyens qui lui sont utiles et qui ne sont pas adaptées aux produits de leur concurrents (foires agricoles, publipostages, presse écrite). Il y a donc des convergences d'intérêts "objectives" entre certains modes de production artisanaux et les intérêts de santé publique induits par le contrôle de la publicité massive pour l'alcool industriel ou le vin commercialisé par de grands groupes. Il faut rechercher le bon équilibre entre la promotion présentant sous un jour toujours favorable un produit aussi ambigu et l'interdit qui n'est pas raisonnable compte tenu de la diversité très grande de la production qui rend légitime une information sur les caractéristiques des boissons concernées. Quand la Cour de justice des communautés européennes de Luxembourg a condamné la France en 1980 parce que sa législation sur la publicité pour les boissons alcooliques n'était pas conforme aux traités, nous avons proposé une refonte complète des textes fondée sur deux principes :
Ces propositions avaient été acceptées par le Gouvernement de Michel Rocard et le projet de loi de Claude Evin les a présentées au Parlement avec des modifications mineures. Depuis, le texte de 1991 a été affaibli par des modifications successives, notamment le rétablissement de la publicité par affichage. La situation actuelle est présentée dans un document publié sur le site internet des "Etats Généraux" qui ont débattu des solutions envisageables pour réduire les risques liés à la consommation d'alcool. Demande précise faite au
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