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Création d'un bonus/malus à l'achat d'une voiture particulière Définition du problème : Description du contexte, des
enjeux, des nécessités : Le dossier technique de la puissance et de la vitesse inutile des voitures particulières commercialisées actuellement est développé sur le site internet www.apivir.org qui traite plus spécifiquement de la vitesse inutile, mais utilise l’argument environnemental pour promouvoir la nécessité de réduire la consommation des véhicules mis en circulation. Une annexe à cette fiche développe les principaux arguments fondant cette proposition. L’argumentaire est simple : la consommation en ville et hors agglomération d’un véhicule est directement liée à sa vitesse maximale potentielle, à sa puissance maximale et à sa masse. Cela signifie que le conducteur le plus respectueux des règles sur les limitations de vitesse et avec le même style de conduite pourra consommer jusqu'à deux à trois fois plus de carburant avec un véhicule de 4/5 places qu’avec un autre. Tous les progrès effectués sur le rendement des moteurs ne modifieront pas ce constat. La seule solution efficace consistera à terme à interdire de dépasser certaines valeurs pour ces trois variables et nous savons que cette décision passera par le niveau européen (confère le jugement du Conseil d’Etat reproduit sur le site de l’association pour l’interdiction des véhicules inutilement rapides – APIVIR). En attendant il est urgent de pénaliser par une fiscalité appropriée l’achat de véhicules inutilement consommateurs de combustibles fossiles. Il est incohérent de faire le constat que « la maison brûle et que nous regardons ailleurs » tout en étant incapable d’adopter des décisions simples et efficaces pour limiter un gaspillage coûteux et dangereux. Le ministre de l’environnement du gouvernement Raffarin, Serge Lepeltier, avait envisagé un bonus/malus efficace, il n’a pas été suivi ni reconduit à son poste dans le gouvernement actuel. Les décisions prises pour pénaliser les véhicules inutilement puissants et favoriser les moins consommateurs sont inadaptés aux enjeux et il faut mettre en œuvre très rapidement un véritable bonus/malus à l’achat d’un véhicule neuf.
Description des difficultés, des solutions possibles : Le point important est d’assurer un transfert financier élevé des acheteurs les plus irresponsables vers les plus responsables. Un ordre de grandeur réaliste consisterait à fixer le coût d’une surconsommation en ville de 1 litre de carburant pour cent kilomètres par rapport à la moyenne de l’ensemble des véhicules mis en circulation aux environs de 1000 euros. Cela signifie concrètement que l’achat d’un véhicule consommant 15 litres au cent kilomètres en ville pourrait être taxé d’environ 8000 euros. Cette taxation doit être instituée rapidement, avec une progressivité sur 2 ou 3 ans avant d’atteindre son taux maximal. Un système de provisions d’une année sur l’autre permettra de rendre l’opération neutre pour le budget de l’Etat en adaptant la valeur du « point de taxation » ou du « point de bonus » à la réalité des ventes de l’année précédente. La taxation doit s’appliquer aux véhicules achetés d’occasion à l’étranger et mis en service à une date postérieure à l’établissement de la taxation française. Pour compléter ce dispositif en évitant une valorisation des véhicules puissants et très consommateurs sur le marché de l’occasion, il faut remettre en œuvre une taxation annuelle sur le principe de l'ancienne vignette dont la suppression a constitué une erreur politique majeure. Il faut le faire avec deux modifications :
L’usager respectueux de son environnement recevrait donc une aide à l’achat (bonus) et ne paierait pas de vignette annuelle, celui qui ne le respecte pas paierait une taxe à l’achat (malus) et le montant d’une vignette annuelle. L'adoption d'une telle mesure serait le premier signe d'un véritable passage à l'acte politique volontariste dans le domaine de l'environnement. A ce jour l'Etat a créé des incitations minimes, il a principalement laissé faire le marché et les effets de la croissance du prix du pétrole et de ses dérivés. Il faut maintenant qu'il joue un rôle beaucoup plus actif. Ne pas adopter une telle mesure signifierait qu'il va continuer à regarder la maison brûler. Demande précise faite au
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