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Expertise de
l'infrastructure routière et de la signalisation par un organisme indépendant.
Définition du problème :
L'accident de la route est un
défaut de fonctionnement d'un système associant des usagers, des véhicules
et une infrastructure. Cette dernière doit être "lisible" et conforme aux bonnes
pratiques en matière de dessin, de revêtement et d'élimination ou de protection
des obstacles dangereux. Elle doit être dotée d'une signalisation pertinente et
de qualité. L'ensemble doit être évalué par un organisme indépendant. Ce n'est
pas le cas actuellement.
Description du contexte, des
enjeux, des nécessités (annexes
pour cette fiche) :
L'accident de la route
demeure la première cause de mort facilement évitable des jeunes adultes en France. Les succès très
importants obtenus en France depuis 2002 (passage de 8000 à 5000 tués) avec des
méthodes simples et de bon sens (renforcement des sanctions et de leur
crédibilité, suppression de la majorité des indulgences c'est à dire du trafic
d'influence, usage de méthodes automatisées de contrôle) prouvent que l'accident
de la route n'est pas une fatalité et qu'il est possible d'avoir des résultats
très importants dans des délais courts. Deux axes décisionnels sont encore
insuffisamment pris en compte par les décideurs. Le premier concerne
l'adaptation de la vitesse maximale des véhicules à la vitesse maximale
autorisée. Le but est de stopper la course à la puissance
et à la vitesse qui est indécente à une période où l'inquiétude
pour le climat de la planète se conjugue à la future pénurie de combustibles
fossiles et aux exigences de la sécurité routière. Nous envisageons cette mesure
indispensable dans une question spécifique. Le second
concerne l'infrastructure. Son amélioration a été considérable au cours des
trente dernières années mais elle peut encore être améliorée dans des
proportions importantes.
La première qualité d'une
infrastructure est d'être lisible, sa signalisation doit être pertinente,
conforme à la règle, cette dernière doit être homogène et compréhensible. Quand
nous observons quatre combinaisons réglementaires possibles pour signaler un
giratoire avec priorité à l'anneau et plus d'une dizaine de variantes non
conformes mais observées sur le terrain, la situation devient ingérable pour
l'usager. Quand vous passez un panneau de sortie d'agglomération sans indication
de poursuite de la limitation de vitesse au delà et que, 300 mètres plus loin,
vous rencontrez un panneau indiquant "50 rappel", le système présente des
défaillances majeures traduisant l'absence de contrôle de qualité.
La situation n'est pas différente
pour l'infrastructure proprement dite. Si les points noirs, c'est à dire des
parties limitées de voies permettant d'observer une accumulation anormale
d'accidents ont en grande partie disparus, nous sommes maintenant confrontés à
la présence de multiples imperfections de détail qui aggravent le risque
d'accident ou la gravité de ses conséquences alors qu'il serait facile et peu
coûteux de les corriger. Là encore cela ne peut se faire sans une évaluation
permanente de la qualité de l'infrastructure par un corps d'experts formés à
cette tâche.
Description des difficultés, des solutions possibles :
La première proposition explicite d'une telle expertise a été
faite dans le Livre blanc sur la sécurité routière commandé par le Premier
ministre Michel Rocard à un groupe d'experts le 16 novembre 1988.
L'extrait correspondant du rapport
est accessible sur le site. 18 ans après, la mesure proposée n'a
toujours pas été mise en oeuvre.
Nous connaissons les arguments
soulevés pour faire renoncer à l'évaluation de la sécurité des infrastructures.
Il s'agit avant tout d'une crainte d'être confronté à l'obligation de réaliser
des travaux dont le coût dépasserait les capacités de financement des structures
locales responsables des infrastructures concernées. Lors des consultations qui ont
précédé le changement de politique de sécurité routière au cours du second
semestre 2002, des propositions concrètes avaient été faites par l'un d'entre
nous pour éviter cet obstacle déjà soulevé lors du débat parlementaire sur la loi Gayssot de 1999.
L'organisme qui réalise l'expertise doit indiquer le niveau d'urgence des
modifications à réaliser et produire une première évaluation de leur coût. En
fonction du budget de la commune ou de la communauté d'agglomération la
réalisation sera à la charge des structures locales ou sera assurée par des
financements se situant au niveau départemental, régional ou éventuellement
national. Une hiérarchisation des investissements à faire et le plafonnement des
dépenses urgentes sont des dispositifs qui permettraient à la fois d'assurer
l'évolution nécessaire de l'infrastructure vers une sécurité optimale, tout en
évitant aux structures concernées d'être confrontés à la responsabilité d'avoir
à effectuer des travaux urgents sans avoir la possibilité de les financer.
Demande précise faite au
candidat :
Vous engagez vous, si vous êtes élu,
à :
- former une
commission de la signalisation auprès du ministère de l'équipement qui fera
avant la fin de 2007 des propositions de modifications permettant à la
France à la fois d'être conforme aux dispositions préconisées au niveau
européen, de supprimer les ambiguïtés des textes français et de faire des
recommandations sur les "bonnes pratiques" en matière de limitation de
vitesse ?
- faire
organiser au niveau départemental avant la fin de 2007 un dispositif
d'évaluation de la signalisation associant deux méthodes :
- un
accès direct des usagers à un site internet permettant de remplir un
formulaire en ligne faisant remarquer une anomalie de la signalisation.
La remarque serait mise en ligne et recevrait une réponse argumentée ?
- la
vérification par un service spécialisé de la conformité de la
signalisation ?
- Créer par
voie législative un dispositif d'évaluation de l'infrastructure par un
organisme indépendant des maîtres d'ouvrage, prévoyant de hiérarchiser
l'urgence des travaux à réaliser, d'évaluer leur coût et de définir les
systèmes de financement possibles en fonction des capacités contributives
des structures locales responsables des voies concernées ?
Réponse faite par le
candidat :
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