Route
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Les accidents de la route tuent encore près de 5000 d'entre nous chaque année, avec une moyenne d'âge de 40 ans. Exprimées en nombre d'années de vie perdues, ces morts évitables classent ce type de risque dans les plus importants avec près de 200 000 années de vie perdues. Malgré les progrès réalisés depuis trente ans, notamment par les décisions politiques de 1973 et de 2002, nous avons encore des progrès à faire pour atteindre les taux les plus bas observés en Europe, notamment en Suède et en Grande Bretagne.

  • Question n°1 concernant la suppression de toute amnistie des infractions au code de la route. Jacques Chirac s'était engagé en 2002 à supprimer l'amnistie des fautes de conduite mettant en cause la sécurité routière, comme la majorité des candidats à l'élection présidentielle, et il avait tenu son engagement. Il faut maintenant achever de supprimer toute amnistie des infractions au code de la route.  L'affectation des fonds provenant des infractions de stationnement à des actions communales en faveur des transports les plus sûrs est un autre argument en faveur de la suppression de l'amnistie des infractions au stationnement. Même s'il semble impossible qu'un candidat revienne sur la décision de 2002, il est important d'obtenir une confirmation du choix fait à l'époque et un engagement d'extension de la mesure à tout le code de la route. Une amnistie est une forme de pardon d'une faute commise et elle ne doit pas devenir une impunité que l'on peut anticiper et qui incite à commettre des infractions. (documents en annexe : article du journal Le Monde du 2 novembre 2001, article de l'Auto-Journal de mars 2001, texte de la Ligue contre la violence routière)
  • Question ¨n°2 concernant la limitation de la vitesse des véhicules à la construction. Les limitations de la vitesse maximale à la construction ont été instituées pour les tracteurs, les cyclomoteurs et les poids lourds. L'Union vient de réduire la masse des poids lourds concernés par cette mesure à 3,5 tonnes. Il devient absurde de ne pas l'étendre aux voitures particulières et aux motos qui provoquent le plus grand nombre d'accidents mortels. Une telle décision correspond à l'opinion de la grande majorité des Français. Le premier sondage a l'avoir montré sans ambiguïté été réalisé à la Toussaint 2000 par l'IFOP pour l'Express. 79%  des personnes interrogées considéraient que "la limitation de la vitesse des véhicules dès leur construction en bridant les moteurs" serait une mesure efficace pour limiter le nombre d'accidents de la route. (documents en annexe)
  • Question n°3 concernant l'expertise de l'infrastructure routière et de la signalisation par un organisme indépendant. L'accident de la route est le résultat du dysfonctionnement d'un système associant des usagers, des véhicules et une infrastructure. Si la gestion de l'insécurité routière était complète et rationnelle nous disposerions de procédures d'évaluation adaptées à ces trois axes. Dans le domaine du risque lié aux véhicules, le bilan annuel de l'insécurité routière en France, document de qualité de 266 pages, ne contient pas une ligne sur le risque différentiel entre les véhicules suivant leur masse, leur puissance et leur vitesse maximale. Il ne contient pas non plus de données précises sur les risques liés à l'infrastructure en dehors de résultats globaux détaillant le risque au kilomètre parcouru sur les différents types d'infrastructures. La qualité de la signalisation, sa conformité aux règles et se pertinence ne sont pas évaluées, les facteurs de risque évitables qui seraient évidents si un organisme extérieur aux gestionnaires avait la capacité et la charge de les évaluer ne sont pas recensés. (documents en annexe)